Vis ma vie de rôliste, concours par Infinite Rpg

Introduction :

J’avoue avoir un peu (voire beaucoup) hésité avant de me lancer dans ce concours, et ceci pour deux raisons essentiellement.

La première est que ce blog est relativement jeune. Bien que des articles soient déjà programmés pour atterrir automatiquement chaque dimanche, il n’en n’est pas moins tout récent et encore maigre de contenu (mouais… quasi vide serait le terme plus approprié). Mais c’est en remarquant que je n’étais pas tout à fait le seul dans le cas que je me suis finalement décidé.

La seconde, et non des moindres, est le ton caustique employé ici. Car oui, là ça coince un peu. Je dois admettre que ce blog dé-fouloir permettant de m’extérioriser plutôt que de finir par saisir l’un de mes partenaires de jeu par les pieds (ou par autre chose) pour l’envoyer dans d’autres façon “strike” pourrait choquer.

Donc libre à vous, membre du jury qui lirez ceci, de refuser cette participation si vous me trouvez déplacé. Dans le cas contraire, merci.

Bon hé bien maintenant que cette introduction aussi vaste qu’une réponse de Rp qui aurait mis 12 jours à être écrite en plein mois de juillet caniculaire (les 52 fautes en moins je l’espère) est posée, entrons donc dans le vif du sujet.

J’atteste donc sur l’honneur ou du moins le peu qu’il m’en reste que je publie cet article dans le cadre du concours « Vis ma vie de rôliste » organisé par Infinite RPG.

vis-ma-vie-de-roliste

L’article débute ici s’il vous plait :

Alors le RPG qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de la contraction de Role Playing Game. En gros, c’est du jeu de rôles.

Vous en avez peut être déjà entendu parler que ce soit au sein des entreprises et lors d’entretiens d’embauche, cela permet de se mettre dans des situations imaginaires afin d’adopter de “bons” comportements. Bien que l’on n’y enseigne pas comment se placer correctement à genou sous le bureau par contre.

Ou bien vu de ces drôles d’amoureux de l’époque médiévale, tentant de reproduire la vie moyenâgeuse en campant autour d’un château typique. Certains tapant sur des enclumes afin de reproduire des armes, d’autres s’amusant avec des reproductions de catapultes anciennes et pas du tout dangereuses. Rien de bien méchant et très bucolique.

Si ce n’est ces obscures parties jouées autour d’une table, à coup de dés plein de faces et de déclamations afin d’occire le dragon, voler le trésor ou… terminer à poil dans les bois à la fin d’un tour de jeu.

(Et je vous éviterai le concept développé en toute discrétion par des couples d’adultes consentants désirant pimenter leur quotidien, je me veux tout publique tout de même).

Le jeu de rôle textuel c’est un peu ça, vous incarnez un personnage et le faites vivre en décrivant son histoire, ses attitudes, ses émotions. De préférence avec un ou plusieurs  partenaires. Sinon vous n’êtes pas rôliste mais écrivain.

Il en existe tout un tas d’accessibles sur internet se déroulant au sein de jeux vidéos et ou il faille se procurer le client (légalement ou non mais en fait bien souvent non) tels que des jeux de type médiéval fantasy ( WOW, Lineage 2, Aion à une époque) ou plus contemporains (GTA V en l’occurrence et son génialissime concept du “tu joues ta mort en Rp mais en fait tu meurs pas vraiment”).

Mais également sur des forums (ou il en existe de divers thèmes, ceux-ci variant selon l’inspiration de leurs créateurs) ou même d’autres supports tels que Facebook et autres blogs (mais auxquels je n’ai jamais participé personnellement). Ici, ce sera plus précisément des forums dont il s’agira.

Concrètement, cela ressemble à un jeu au tour par tour. L’un des participants commence, décrivant le début d’une scène, les actions, paroles et même les pensées de son personnage (pourquoi pas) et ou l’autre interviendra ensuite. Le premier reprend et cela continue jusqu’à ce que l’on considère la scène comme fine. Le but de cette manoeuvre étant de faire progresser, évoluer les personnages mais aussi toute la trame du jeu dans certains cas.  Et ça, c’est exaltant. Si si je vous jure. Du moins quand vous y arrivez.

Il faut pour cela de l’inspiration, de l’imagination, du respect et de la civilité mais également une grosse dose de patience parfois (ça, c’est le côté moins drôle).

Alors je ne vais pas vous expliquer les bases de la création d’un bon personnage dans le sens du politiquement correct. J’imagine que cela, d’autres l’ont déjà fait et même bien mieux que je ne le pourrais mais bel et bien du personnage qui aura lui, plus de chances à être accepté rapidement et être inondé des demandes de liens/Rp.

Par contre, je ne garanti pas qu’il passera absolument partout (ce qui peut être pris comme preuve de qualité du forum en question cela dit).

Son nom

Tant que vous respectez les règles en vigueur, tout va bien. Si parmi ces règles, il vous est autorisé à employer une initiale représentant un deuxième prénom dont vous ne vous servirez probablement jamais (sauf histoire d ‘ajouter un ligne de Rp lorsque vous vous présenterez à quelqu’un), n’hésitez pas. Et puis soyez original aussi, placez le second prénom en premier par exemple. Si si, ça se fait.

Le genre et l’orientation “sexouwelle”

Je ne peux que vous conseiller de jouer tout simplement un mâle.  Les filles, n’y pensez même pas, il y en a trop et elles n’intéressent plus personne (ou alors il vous faut un BAC +5 en drague et communication ainsi qu’un Master en rapidité d’exécution de Mp proposant un lien cul).

Les mâles, eux, sont peu nombreux et, de ce fait, adulés comme des Dieux. Enfin… ils sont surtout harcelés pour devenir rapidement un futur ex petit copain. Mais vous voulez RP oui ou non ? Oui, alors faut souffrir un peu.

Ensuite, tâchez d’être bisex. Cela ouvre bien des portes, c’est très pratique pour se caser et être courtisé car vous plaisez d’office à tout le monde (excepté ces dames préférant les dames forcément, mais on ne peut pas toujours n’avoir que des fans).

L’avatar

Deux choix selon la population (et surtout son âge moyen et le contexte) :

Choix 1 : Viril, poilu du menton mais pas trop du torse, musclé, stéréotypé à fond (militaire, ténébreux, coeur tendre, bagarreur, tête de pioche, charmeur, la totale quoi. Imaginez Wolverine mais en jeune).

Choix 2 : Un chanteur imberbe et commercial du moment (qui à dit 1D ? C’est pas gentil ça) ou le héros d’une série fantastique à la mode (genre qui même à 30 ans en parait 16 ou 18 à  tout casser).

Évitez les peu connus même s’ils sont beaux et charismatiques. Vous savez pourquoi ? Car difficile de les trouver en gif animés en train d’embrasser la coquine du moment. Quant aux vieux beaux ou moches, a vos risques et périls, sincèrement. Oui, tout repose sur l’apparence, c’est comme dans la vraie vie en fait.

Son histoire

Compliqué, bourrin, efficace.

Vous avez tout vu, tout entendu et forcément vous savez tout. Ainsi, vous pourrez créer des affinités avec les trois-quart du truc. Jouez sur deux tableaux, toujours ! Cela ouvre des perspectives intéressantes. Genre l’infiltré insoupçonnable, l’amant de la chef du clan opposé ou encore mieux, le neutre qui a ses entrées dans tous les groupes du jeu et passe tranquillement toutes les portes, les mains dans les poches.

Soyez assez subtil pour que ça passe à la validation. Le but est de pouvoir approcher un max de monde et non pas de se tirer une balle dans le pied en jouant le dernier samurai inca planqué seul sur une île déserte. Il aura beau être sexy et ténébreux, vous ferez chou-blanc.

Aussi, ne restez pas calqué sur une seule occupation. Médecin, militaire, flic, strip-teaser ou top-model c’est bien joli mais faites du sport, du body, des arts-martiaux. Ayez une seconde activité plus sociable si la première l’est moins. Osef si elles sont à l’opposé et si dans la vie réelle, cela vous boufferait tous vos week-end. On n’est pas dans la vie réelle.

Vos buts

But primordial de votre histoire : votre vie privée. Ne rêvez pas de gravir les échelons de la hiérarchie ou alors soit il fallait choisir un scénario pour ça soit désignez vous directement comme quelqu’un au pouvoir, ça vous fera gagner du temps et des points.

Non, ce qui marche réellement, ce sont les relations amoureuses. Basez vous la dessus. Façon french-lover ou geek maladroit, on s’en fout, votre avatar a fait la moitié du boulot de toute façon. Un petit passage drague sur la CB et le tour est joué, effet garanti. Et la cerise sur le gâteau, vous n’êtes même pas obligé de rester pendu à un seul cou, dispersez vous que diable, ne soyez pas radin, il en faut pour toutes !

Plus sérieusement à présent, pour ceux ne l’ayant pas compris, tout ceci n’était qu’ironie, ne faites surtout pas ça ou alors si vraiment vous vous y retrouvez forcé. J’ai toujours été adepte du “joue ce qui te plaît, tu es la pour t’amuser et te détendre avant tout” et qu’il “faut de tout pour faire un monde”. Ce qui m’exècre par contre c’est lorsqu’il n’y a plus ce choix justement et que ceux voulant autre chose qu’un plan-cul-minute basé uniquement sur ta gueule d’amour, ne puissent quasiment plus jouer vu la déferlante de chaud-lapins et lapines qui envahissent les forums Rpg actuellement.

L’on a beau être courtois (vous savez quand on dit bonjour, merci, ces trucs un peu désuets), respecter les règles, ne jamais l’ouvrir trop fort et remplir les conditions d’admission. Bref, faire sa part, ce n’est jamais gagné d’avance. Alors si, à force de patience, vous trouvez un forum ou l’on peut encore jouer sans se prendre une multitude de vents ni passer par la prostitution textuelle, ne quittez pas ce forum, gardez le bien au chaud dans vos signets et … envoyez moi le lien surtout, par pitié !

La période idéale

Un petit billet cette semaine pour parler d’un sujet qui semblera anodin mais tellement présent dans nos vies de joueurs en communauté. Je veux parler de ce mythe, cette légende, cette excuse absolument bidon qu’est… la période idéale.

Bon faut arrêter avec ça hein. Non, si quelqu’un vous fait remarquer que “tiens, il y a moins d’activité ces jours-ci”, ce n’est pas la faute du calendrier. Les phrases bateau genre :

  • Oui ce sont les exam’
  • On est en période de vacances.
  • Bah c’est la rentrée.
  • On approche des fêtes.
  • C’est re-exam’
  • C’est la fête de la musique (ça dure pas trois semaines non plus)
  • Oui il fait beau, les gens aiment bien sortir, ils ont une vie EUX !

Et, en passant, à tous ceux qui usent cette expression hautement péjorative à notre sujet. Nous ayant choisi en notre âme et conscience de passer notre vie devant un PC plutôt qu’à se faire saouler par les cons de l’extérieur, d’éviter d’y croiser putes, dealer et autre zonards, je répondrai “c’est un choix et je t’emmerde. C’est pas parce que tu n’as aucun sens des responsabilités et préfère t’engager tout en sachant que tu n’auras pas le temps de t’y consacrer un minimum social que je dois en faire autant”. Voila, c’est dit. Dix ans qu’on me la sort celle-là. Ca veut être Charlie, ça hurle contre l’homophobie (laissez les vivre s’ils sont heureux !) mais accepter le mode de vie d’autrui quand il s’agit d’un geek ça, ça leur passe encore au-dessus, Bah voyons !

Bref, revenons à nos moutons.

Non, la période idéale, prospère, emplie de rires et de sensations permanentes n’existe pas. Ou plutôt si mais cela n’a rien à voir avec votre fichue date du jour. Pour preuve, lorsque cette excuse n’existe pas (mal tombé, ni fête ni période spéciale) alors on tente soit d’être calme et diplomate avec des explications bidons soit on vous envoie clairement chier.

A moins de n’avoir que de membres clonés ayant le même âge, les même activités au même moment, vous êtes vraiment persuadé que le soucis ne vient pas d’ailleurs ? Et que cette remarque juste pertinente n’est qu’un petit signal d’alarme.

S’il n’y a plus d’activité, c’est que votre communauté s’essouffle, s’ennuie, a eu des embrouilles ou que sais-je. Alors il y a des solutions mais pas toujours miracle.

Il y les recensements de population, sondages ou demandes d’avis mais il arrive souvent que si d’ores et déjà vous avez moins de monde, peu vont se donner la peine d’y répondre. Procéder à une réunion d‘admin/staff pour étudier le problème ? Oui c’est même limite obligé. Comment ? Que dites-vous ? Votre staff ne peut pas être présent ? Ah, ce ne serait pas la l’un des soucis ?

Mais quels genre de soucis peut-on rencontrer justement ?

Cause n°1 des abandons : l’absence de staff.

Iriez-vous jouer la ou même les fondateurs n’y sont jamais ou alors trop peu ? Moi pas. Ce qui est gênant c’est que lorsqu’on leur signale, l’on a droit à l’éternel “J’ai une vie MOI”. Et retour à la case départ. Autant se barrer, car cela signifie “Je n’en ferai pas plus, tu peux toujours râler”. Même si les raisons sont bonnes, cela ne fait qu’amplifier le problème car si effectivement l’admin à trop à faire dans SA vie superbe, alors sa communauté hein.. elle passe après, c’est que du virtuel après tout (deuxième argument qui pue).

Si vous êtes admin, c’est que vous l’avez décidé sans en être contraint par la force. A moins que, comme dans 90% des cas, l’êtes vous pour une (très) mauvaise raison (jouer au patron qu’on adule et qu’on suce, avoir été banni de son ancienne communauté, tricher pendant que les autres ferment leur bouche, etc.). Sinon sortez vous les doigts, faites votre boulot ou laissez ça aux pros.

Mais pour terminer la cause numéro 1, mentionnons tout de même le pompon du pompon, le fin du fin : l’admin qui va jouer ailleurs (sur le même jeu mais dans une autre communauté), la je dis juste bravo, au revoir et merci.

Cause n°2 : les embrouilles.

Alors la, si vous êtes l’admin, vous n’avez pas le choix, il va falloir trancher. Soit les embrouilles s’arrêtent (qu’il est bon de rêver) à coup d’application de règlement soit vous virez les protagonistes. Maiiis… les vrais, ceux qui ont vraiment fichu la merde et pas garder celui qui est venu vous pleurnicher sur l’épaule toute une nuit parce qu’il est la soit disant victime. En général c’est d’ailleurs cette victime qui commencé. Enquêtez un peu, ne vous fiez pas qu’aux protagonistes, aucun ne sera coupable selon eux de toute manière.

Si vous êtes membre, vous êtes mal barré. Tentez de le dire au staff mais il suffit que ce soit l’un d’eux ou un de leurs proches qui en soit la cause et c’est vous qui finirez par partir, de gré ou de force. D’où le fait, qu’en général, personne ne dit rien, supporte encore un peu puis se barre.

Cause n°3 : le manque d’action

Une communauté peut très bien vivre d’amour et d’eau fraîche mais si elle s’essouffle, c’est qu’il à bien quelque chose qui cloche non ? Peut être un manque d’activité. Organisez quelque chose, même juste pour s’amuser, de temps à autres. Le tout est de le faire à temps et pas quand il n’y a plus personne car la c’est trop tard.

Cela ne concerne pas tous les types de jeu mais plutôt ceux qui ont la possibilité de proposer des divertissements, des modes différents, des animations ou des missions. Et surtout que ce soit le genre de chose auxquelles s’attendent vos membres. En manque d’idée, voyez ce qui se fait chez vos voisins au pire (sans copier non plus, on parle ici de s’inspirer) ou de voir ce que le jeu offre. Toujours pas ? Et une petit activité en dehors du jeu ? Non pas un soirée flirt-partouze à Paris comme j’en ai déjà vu faire mais une soirée chat-box ou karaoké.

Cause n°4 : une concurrence de folie

Votre communauté a tout pour marcher mais… il y a en des dizaines tout comme elle et la vôtre se vide. Il n’y a pas 36 solutions, il faut vous démarquer, faire de la publicité, avoir un look, un concept qui attire, être différent et attractif.

Etre sympa aussi, accueillir les gens, tenter de comprendre ce qu’ils recherchent et comment le leur apporter (si c’est faisable), ne pas leur répondre comme à un chien si ils vous font une remarque (même toute pourrie) ou s’il vous font un message d’adieu (combien de fois me suis-je fait laminer parce que je disais vouloir quitter une communauté ou un groupe, une vraie chasse à mort, incroyable mais hélas vrai). Garder son calme (même si chez vous, vous l’insultez copieusement derrière votre écran pour vous défouler mais ça, personne ne le sait), répondre poliment et mettre fin fermement et de manière mature aux trolls, c’est ça être un bon.

Créez une page Facebook si ce n’est pas déjà fait, un compte Youtube si vous avez de quoi le remplir, Twitter éventuellement mais il faut nourrir l’oiseau régulièrement. Envoyez des invitations, faites de la pub mais attention, jamais de pub directe chez le concurrent ou les sites qui ne l’autorise pas. Sinon vous devenez la bête noire à abattre sans sommation et je ne plaisante pas, une simple rancune pour une publicité peut vous suivre à vie. Mettez vous en valeur mais toujours toujours selon les règles. Une bonne réputation peut aussi vous valoir du succès.

Cause n°5 : le concept qui s’use

Ça, c’est rare quand ça pardonne. Votre jeux est vieillot et d’autres bien mieux sont sortis depuis ? Vous en restez à une vieille mise à jour parce que vos modifs vous tuerait à être réimplantées sur quelque chose de récent ? Ce film ou cette série faisant le succès de votre forum rpg n’apparaît même plus en première page de recherche de Google tant elle est périmée ?

Et bien entendu, vous n’avez plus d’activité. La, je pense qu’il serait temps de passer à autre chose, tout simplement. Ou d’implanter ces fichues modifs, faire une mise à jour ou passer à la nouvelle version !

Et voila comment d’un simple coup de gueule, on écrit trois pages. VDM.

Skype je te hais

Oui Skype je te hais car tu te fais le complice des groupuscules qui complotent. Leur octroyant l’immunité du secret  afin de s’isoler en groupe fermé dont les membres triés parmi l’élite prépare de sombres dessins dans le dos de leurs soi-disant frères d’arme.

Oui Skype, je te déteste parce que tu divises les communautés, favorisant ainsi les coups bas exprimés loin des yeux concernés plutôt que de favoriser le dialogue. Laisse s’écouler le fiel entre tes entrailles, tu sembles t’en nourrir avidement.

Oui Skype, je t’exècre car tu met à l’écart celui qui n’a pas le privilège d’être invité en ton sein. Tu le met à l’écart, le rend inutile, lui fait se sentir seul. Tu divises les peuples, n’est-ce pas pour mieux régner, saligaud !

Oui Skype, je te renie car en plus de tout le mal que tu propages, tu n’as même pas la décence de te faire discret. Ton nom étant cité publiquement à chaque rappel à l’ordre afin que ceux qui n’y ont pas droit sache qu’ils sont bel et bien “à part”.

Skype je te hais ou plutôt je hais ceux qui t’emploie.
Merde, faites chier ! Pourquoi vous m’y invitez jamais ?

La princesse des chans

Le titre sonnerait presque comme celui d’un roman un peu cul-cul-la-praline mais il n’en n’est rien. Quoi que. Car s’il fallait en parler en détail il y aurait de quoi remplir un livre entier. De futilités certes, mais le remplir tout de même. Mais la réalité est bien moins romantique puisqu’il s’agit purement et simplement de manipulatrices aguerries (parfois qui s’ignorent comme telles mais tellement douées malgré cela) sévissant depuis la nuit des temps (enfin, depuis l’apparition des jeux en ligne, c’est déjà pas mal). J’ai nommé ici Les princesses des chans (channels si vous préférez).

Un peu d’histoire

Il fut au commencement des jeux en ligne, des communautés peuplées à grande majorité de… garçons. Pas besoin de crier au misogyne, c’était comme ça. Au début l’informatique attirait plus de garçons que de filles et puis c’est tout. Ces groupes de gentlemen donc, virent apparaître quelques timides jeunes filles en leurs rangs. Parfois entraînée par un frangin ou juste atterrie la par hasard, quelques unes tout de même par curiosité ou l’envie de faire partie de ce monde. Allez savoir pourquoi mais elles devinrent très rapidement les petites protégées de ces messieurs trop gentils (ou trop con, c’est au choix).

Il est vrai que c’était plutôt mignon et très civilisé que de les aider, de leur expliquer 50 fois les mêmes choses afin qu’elles progressent et souvent au final de le faire à leur place lorsque c’était possible. Dans certains jeux, beaucoup allaient même jusqu’à leur offrir des cadeaux (équipement, PO, etc.) ou même des avantages (poste de modératrice). Comme ça, juste parce que… parce que… en fait juste parce que c’était des filles, qu’il n’y en avait pas des masses, qu’une fille par définition, on peut p’tet espérer un truc genre tu vois quoi, même si c‘est virtuel allez quoi, au fait t’habites ou déjà ? T’as un copain ?

Bref, à force de galanterie parfois extrême, messieurs vous avez créé quelques véritables monstres d’égocentrisme, jalouses et capricieuses avec ça. Aujourd’hui, certains jeux sont littéralement rempli de ces petite harpies aux griffes acérées puisque l’informatique et internet surtout s’est copieusement ouvert au monde et à ses usagers, leur facilitant de plus en plus la tâche (ce que je ne critique pas, au contraire, c’est plutôt positif).

Voyons plus en détail quels sont vos petites “frankenstein” à couettes.

Dames et Messires, ma cour !

De toutes, la princesse des chans ayant le mieux réussi est celle qui possède sa propre cour de courtisans et de courtisanes.

Elle change de jeu, ils suivent. Elle prend quelqu’un en grippe, ils le déteste. Elle se plaint d’une injustice en son endroit, ils acquiescent et soutiennent (aveuglément je veux dire). Elle fait une connerie énorme, ils lui pardonne et même la défendent.

Oui, c‘est ça l’amitié me direz-vous ? Dans ce genre de cas, cela s’apparente plus à de la servitude. Les suiveurs ne semblent même plus avoir d’avis propre, juste celui de leur souveraine. Ils suivent tels des moutons le gourou de la secte du “adulez-moi”. Et bien-sur, se coupent en quatre pour leur déesse. Qu’est-ce qu’il y a de mal à ça ? Oh rien si l’on aime être soumis, chacun son truc. Mais sont-ils encore conscient ?

Je pense que oui mais souvent cela n’arrive que lorsqu’ils sont évincés du groupe. Car en plus d’être le centre du monde, elle est sélective notre petite princesse. Osez juste une fois lui dire non ou plaisanter plus avec d’autres (n’étant pas de votre groupe) qu’avec elle et vous comprendrez ce qui signifie “se faire jeter comme une vieille chaussette”.

Ensuite, je vous conseille de rendre votre abonnement et votre ordinateur car si vous avez l’outrecuidance de croiser son chemin, vous allez le sentir passer, sale traître que vous êtes!

Le harem

Concept proche du précédent, le harem compte également plusieurs suiveurs mais… que des mâles ! Ou à la rigueur peut être une ou deux copines no-brain, emphatiques et  compatissantes à souhait tant qu’elles acceptent de faire partie des plans voire des fantasmes de leur maître. Ce dernier point n’étant valable que dans les jeux de rôles.

Et, tout comme le précédent, interdiction d’avoir un avis propre. Vous êtes la pour le bien-être d’une seule personne, vous êtes ses pions et elle la reine.

Parmi les exemples vécus et pour vous donner un exemple de déshonneur total de ces admirateurs, voici une technique qui a fait ses preuves (en jeu de rôle) :

Arrivez sur un nouveau serveur, accompagnée du mignon n°1.

Le contexte de jeu n’ayant pas d’importance, vous n’êtes pas la pour ça mais pour jouer une romance sexuelle donc, cela marche quasi partout.

Sortez votre baratin : vous êtes belle et sexy mais ultra timide, naïve et surtout terriblement vierge encore malgré vos 25 ans (l’âge parfait pour se taper toutes les catégories) voir votre millénaire si vous êtes une elfe ou toute autre race du même acabit (mais vous viviez dans une grotte avant ou quoi ? Vierge à 1000 ans !). Vous comprenez, vous n’osez pas mais… mais vous allez le faire quand même car vous êtes si amoureuse, jamais vous n’avez ressenti ça et… hum hum … En général cela ressemble à un mauvais ecchi poussé au paroxysme (petite culotte voyante, attouchements inopinés, timidité, rougeurs, pucelage qui part sans mal et supermanisme du sexe. Si si si si, trois à six fois de suite en une heure, C’EST du supermanisme sexuel).

Mettez de côté votre partenaire éperdu d’amour et invitez le mignon n°2.

Reservez exactement le même baratin (oui vous êtes toujours vierge, non ce n’est pas illogique). Même topo. Juste que vous changez de lieu histoire de ne pas retomber sur n°1 qui se baladerait par la par hasard.

De même avec n°3 jusqu’à épuisement des stocks.

J’en connais même qui demandent à leur partenaire de ne rien dire aux autres parce que “tu vois, c’est gênant, et puis ils risquent d’être jaloux de toi tu comprends, tu es mon préféré”. Bah voyons.

Ah et dernier conseil bien-sur, si vous êtes découverte, niez tout ! Vos suiveurs sont assez cons pour vous défendre malgré qu’ils soient tous cocus virtuellement.

Les âmes-jumelles

Il n’y pas de cour mais un seul et unique suiveur. Souvent il s’agit d’une fille. Les mecs ne tiendraient pas si longtemps de toute manière. L’âme jumelle est fusionelle, compatissante, exclusive. Que c’est beau. Oui mais elle est également effacée, reléguée au second rang, destinée à suivre et à ne jouer que ce qu’on lui a demandé de faire et comme on lui a demandé de faire. Elle sert également de porte-parole lorsque décidément les autres n’arrive pas à comprendre notre petite princesse et sont vilains avec elle (c’est vrai quoi merde, larvez vous un peu).

J’avoue avoir eu de la pitié envers ces jumelles, comment vivre dans l’ombre d’une princesse, à la merci de ses caprices. Enfin, jusqu’au réveil il semble que ce soit à leur goût donc il n’y a pas grand chose à faire.

A noter que j’ai connu ceci au masculin, deux garçons (hétéro dans leur vie de tous les jours) ne jouant que des couples lesbiens exclusivement ensemble. Du moins jusqu’à ce que le petit prince soit tenté par une demoiselle histoire de… enfin vous voyez quoi… voir plus haut.

Le second, évincé, ne comprenant pas pourquoi, s’accrochant, suppliant presque, des trémolos dans la voix que son complice réponde à son message privé dans lequel il demande à ce qu’il ne l’abandonne pas. C’est ça un homme ? Sérieusement ? Esclave consenti d’un vicieux.

Du haut de ma tour

La princesse seule.
Alors pourquoi l’est-elle ? Soit ses suiveurs l’ont trahi soit c’est une débutante. Mais même débutante, il y a des choses qui lui sont innées.

Sont but primordial sera donc de trouver son suiveur.  Elle ira le pêcher quelque part, attirera son attention et l’accaparera littéralement et ce, au grand dam de ses partenaires actuels. Tout est permis : petits mots doux, gentil chantage sexuel, dénigrement discret d’autrui (Tu as vu ? Ils ne m’ont même pas dit bonjour, on me déteste), accaparement de plus en plus envahissant, rendez-vous sur d’autres supports (skype par exemple… aaah skype…) ou vous ils seront seuls et surtout l’y tenir le plus longtemps possible afin qu’il coupe doucement mais sûrement tout pont avec autrui.

Prenez garde, cela peut aller très très vite, même en deux jours ça peut être torché plié.

Si cela fonctionne, il la suivra très certainement ailleurs (facile tous les ponts sont coupés, il ne parle quasi plus à ses amis depuis quelques jours, voire même les nie ou leur fait des reproches) et vous ne le verrez pas bien longtemps sinon elle passera à une autre victime (auprès de laquelle elle dénigrera ce mécréant) ou ira chercher ailleurs.

Je ne suis pas sur d’avoir fait le tour exhaustif du sujet et il y a encore bien à dire sur ces demoiselles (princesse ou juste garce). Juste que, le jour ou vous en croisez une, même si cet article vous semble irréaliste, calomnieux et poussé à l’extrême, observez cinq minutes, réfléchissez et demandez-vous si vous avez envie vous aussi d’être une larve ou de garder votre dignité.

Les types de communautés de jeu en ligne

En toute logique, une communauté c‘est d’abord un regroupement de personnes via un intérêt commun. Ici un jeu en particulier ou parfois même un type de jeu, lorsqu’il ne s’agit pas carrément d’une communauté multigaming (multi-jeux) regroupant plusieurs types ou jeux d’un même type.

Avec l’arrivée d’internet (même si cela commence à tant dater que certains membres de ces communautés n’ont jamais vécu sans), jouer dans son coin devint de moins en moins tendance. De plus en plus de jeux en mode multijoueurs apparurent, laissant le mode  “solo” de coté et presque relégué à une sorte de démonstration des capacités du jeu en question sur fond d’un scénario présentant suffisamment bien les choses pour s’immerger totalement. Pauvre mode solo quasi délaissé donc au profit du mode multijoueur (je dis bien “quasiment” car il reste des irréductibles fans tout de même, cette impression reste du côté des concepteurs).

Mais il faut avouer que de se mesurer à autrui, être poussé à dépasser ses capacités (ou ses connaissances dans certains cas), le tout dans un esprit de saine compétition s’avère être une expérience des plus tentantes. Il n’empêche, ce serait bien mieux si tout cela était vrai et non juste utopique. Car si le monde est cruel, le monde du jeu n’est pas mal non plus et celui du virtuel encore pire. Maiiiis… il y a parfois de bons côtés.

De ces communautés, l’on peut en extraire deux branches (et une troisième qui sera approximativement un mélange des deux autres mais ne compliquons pas tout).

  • Les communautés “fun”.
  • Les communautés “pro”.

Le principe d’une communauté “fun” est, comme son nom l’indique, que l’on en fait partie pour s’amuser essentiellement et prendre du bon temps entre amis (virtuels) sans prise de tête (quoi que) ni grosses contraintes. Que de la franche camaraderie et notre cher esprit de saine compétition (*tousse*). Du moins en théorie. On y vient en touriste, pas de règles (ah si quand même il en faut mais il faut avouer que beaucoup s’en tapent le coquillart et changent de communauté si on ose les saouler avec ça) mais on veut quand même de la présence (surtout celle des autres lorsque cela nous arrange).

Les communauté “pro” quant à elles s’axent sur le défis, les tournois, les match, les compétitions. Il faut que ça bouge, que ça s’entraîne dur, que ça participe, allez au pas de course et pas de tire aux flancs ! Ici les moins bons, c’est simple soit on les vire, soit on les sous-classe dans un groupe bien à part (espérant parfois qu’ils se lassent et partent, priant pour qu’ils n’entachent pas la réputation de la communauté par leur présence). Autant dire que cela ne rigole pas (même si l’on vous assure le contraire), il faut être au top des classements, les mieux équipés, finir en compétition nationale puis mondiale. Bref, être celui qu’a la plus grosse.

Le soucis, tant de l’un que de l’autre, étant que tout cela n’est beau et parfait qu’en théorie. En pratique, c’est souvent une autre affaire.

Pour ce qui est des communautés plus axées sur le jeu de rôle, le concept de pro ou fun varie légèrement en ses termes. Il s’agira alors de classifier cela en terme de qualité de Rp (terme utilisé couramment signifiant roleplay = jeu de rôle) que l’on souhaiterait y trouver.

  • Le Rp dit “souple”
  • Le RP dit “strict”.

Le problème étant qu’il est difficile de réellement définir la différence entre les deux, chacun ayant sa propre vision de la chose (et n’en démordront pas).

L’on peut par contre tenter une approche en considérant que le “strict“ exige que l’on se conforme en tout point (et comme si sa vie réelle en dépendait) au contexte (au quoi ?), aux lois (je joue un alignement mauvais mauvais moi, m’en fout), aux caractéristiques raciales (sauf pour les 90% de personnages “originaux” qui seront de toute manière créés), aux cultes (qui finiront soit totalement niés soit bourrés d’extrémistes), à la technologie (surtout pour être plus puissant que l’autre)… enfin bref, à tous les aspects mentionnés dans les dizaines de pages de texte à lire obligatoirement avant de jouer.

Tandis que le souple sera de… enfin… en gros,  vous êtes dans une forêt, il y a des arbres, c’est bien. Dans une ville, des gens et des boutiques, cool. Allons chasser ou batifoler, encore mieux. Mais attention hein, on est dans un univers médieval fantasy, tu ne peux pas t’appeler Kevin mais Gibraltor ou Grob’Ourin, c’est mieux.

Bon, il est vrai que c’est assez extrême comme explication, je le conçois. Et surtout loin de la vérité.

L’on verra tout de même des kikoulol sur un strict, ceux ci servirons de cible aux moqueries sauf s’il s’agit d’une joueuse blonde à forte poitrine postant dans le trombinoscope (sorte d’album photo ou 70% ne postent pas LEUR photo mais plutôt celle de leur chat, d’un dessin ou de leur peluche) et se rend aux visu’ (sorte de regroupement de joueurs à coté desquels Amour,Gloire et Beauté se sent bien fade question intrigues).

Comme il y aura des rôlistes perdus sur quelques souples se battre contre vent et marée afin de faire régner la justice et ôter de la tête cette idée saugrenue que: “Non les orcs ne sont pas juste cons et puants, ils sont beaucoup plus complexes que ça !”. Et ils auront raison ! C’est vrai, ils chantent mal aussi.